Discours virtuel pour des noces de pixels

Jeudi prochain, il y a maintenant 10 ans… arrivait la seule et unique dans ma vie.

Cela fait donc une décennie! Plus du tiers de ma vie! Au figuré, c’est bien plus qu’une “page” dans le livre de nos vies; plus qu’un chapitre, même… C’est tout un tome!

Le titre de ce billet vous surprendra peut-être, car j’avais déjà expliqué il n’y a pas si longtemps mes états d’âmes sur le mariage, et ceux-ci dans l’ensemble n’ont pas changés. Je pense toujours la même chose de la duperie d’un mariage religieux (étant agnostique) et la froideur d’un Palais de justice me rebute toujours.

Mais il demeure que je suis également un grand timide romantique. Malheureusement, j’ignore quel qualificatif l’emporte sur l’autre. Peut-être qu’au fond, c’est la terrible gêne des grandes cérémonies publiques qui me bloque le plus. Alors je me suis dis qu’à défaut de faire une véritable marche nuptiale dans une cathédrale, la petite chapelle de pixels qu’est ce blogue, tout au bout de l’autoroute de l’information, ferait une bonne répétition. Et pourquoi pas, tiens, je prends Google à témoin. De toutes façons, étant meilleur par écrit, mon discours devrait s’en porter mieux offert d’ici, où je me sens à l’aise et confortable.

Les plus conventionnels d’entre vous lèverons peut-être le nez sur ce principe un peu chiche de “noces de pixels” que mon courage, pourtant, vous présente ici bravement. Eh bien: Amen. Qu’il en soit ainsi: ayez le dédain rapide et partez vite car de toutes façons, celle que je désire le plus toucher avec ce discours me connaît bien. Notre petit monde hermétique à nous en a déjà étonné plus d’un avant vous! C’est un univers rempli d’éclateurs à maïs et de lampes Ikea, où l’intention et la symbolique l’emportent toujours sur l’apparence et le dogme, et dont plusieurs ne peuvent saisir toutes les subtilités.

Et c’est tout en subtilité d’ailleurs, pour ceux qui veulent rester à cette cérémonie, que je débuterai ce discours…
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Démonstration de l’intelligence

Je peux comprendre qu’un petit enfant pleure s’il tombe.
Je peux comprendre qu’une mère soit heureuse quand son fils revient de guerre.
Je peux même comprendre qu’un vieillard n’aime pas marcher dans un cimetière.
Mais je ne peux pas comprendre vos mathématiques…
Est-ce que ça veut dire que je ne suis pas intelligent?

C’était à la fin juin 1997. J’étais dans le gymnase du collège, entouré des futurs finissants de 5e secondaire, pour les examens de fin d’année. Il faisait chaud et je me faisais chier devant mon test de Mathématiques 536. Comme pour confirmer le sentiment général qui m’envahissait les mois d’avant, j’étais penché sur des problèmes auxquels je ne comprenais toujours rien. Je voyais les autres collègues taponner sur leur calculatrice, l’air concentré. Alors de temps en temps je prenais la mienne, pour faire comme si, et je taponnais dessus.

Mon plus grand calcul de cette séance d’examen fut d’ailleurs le mot SOLEIL écrit à l’envers, en chiffres. 713705. Puis je prenais mon crayon et je me grattais la tête pour avoir l’air songeur. La vérité était que j’étais mort de trouille. De trouille et de honte, à l’idée de couler un premier examen final à vie. Sauf pour l’éducation physique, j’avais toujours su me tenir dans la moyenne haute (ou tout le moins la moyenne générale) au long de mes études.

À 20 minutes de la fin du test, j’ai pris mon crayon et suis allé à la dernière page de l’examen, sarcastiquement titrée “démonstration”. Elle servait à obtenir quelques points de sauvetage, lorsque la réponse à une question était mauvaise, mais que la réflexion avait un certain sens.

Puis j’ai écrit les cinq phrases citées au début de ce billet. J’ai rangé mes choses, me suis levé, ai remis ma copie, puis suis sorti le premier.

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Ding!

Level 80

Après 2243 heures de jeu sur ce personnage; plus de 4 ans après avoir acheté le jeu de base (et plus de 4 mois après le lancement de l’expansion Wrath of the Lich King), mon Tauren Hunter est finalement niveau 80!

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Hausse de 25% du salaire moyen de l’Intégrateur Web en 2 ans

Pour ceux qui ne le savent pas encore, l’Habitant que vous lisez ici est principalement deux choses. Un gars d’ordi… et un grincheux fondamental. Ce billet comportera ces deux caractéristiques.

Donc voilà, “gars d’ordi” c’est pour le commun des mortels. Officiellement, mon diplôme est celui d’Intégrateur Web. Lorsque je suis sorti de l’école en 2003, je faisais partie de l’un des tout premiers groupes de diplômés de ce domaine. J’ai donc vu la majeure partie de l’évolution du développement et des langages des sites web (je créais mes premières pages dès 1997).

J’ai découvert un peu en retard l’enquête salariale 2008 sur le site de TECHNOCompétences. Cette étude fait directement écho à la version 2006. Ce qui m’a jeté par terre a d’abord été le fait de voir que l’Intégrateur Web avait vu son salaire moyen faire un bond de 10,000$ (ou 25%) par rapport à 2006. Ce qui m’a ensuite le plus surpris était de voir que, pour la première fois, l’Intégrateur Web gagnait davantage en 2008 qu’un programmeur! (et même à quelques petites centaines de dollars seulement d’un programmeur-analyste).

Eh bien j’ai ruminé sur le sujet, et si vous me laissez le temps de mettre mon dentier, je vous ferai part de mes humbles conclusions…

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La confiture aux fruits et les popsicles à la moutarde

Où vous voyez-vous dans 5 ans?
- les R.H.

Rosebud!
- Charles Foster Kane

Aujourd’hui, mon fils, je te mets en garde contre les popsicles à la moutarde.

Un jour, on t’accostera peut-être dans la rue, où de beaux monsieurs en complet-veston descendront de leurs jolies voitures brillantes en t’offrant des friandises. On te fera peut-être de grands sourires en même temps, pour mieux te faire croire que ces sucreries te rendront plus heureux, plus satisfait. On voudra te faire goûter aux popsicles à la moutarde. Ne les prends pas!

Ceux qui te les offriront croiront peut-être eux-mêmes à leur bon goût, y ayant goûté avant toi. Mais ne les crois pas! L’amertume de la vie leur a déjà brûlé la langue depuis longtemps, du temps où ils étaient -comme toi- enfants, et ils ne savent plus s’en servir aujourd’hui que pour vinaigrer les salades qu’ils tenteront de te faire avaler. On te dira qu’à un certain âge (et c’est toujours trop tôt) il est normal d’aimer les popsicles à la moutarde. Ceux qui te les offriront ne seront pas nécessairement mal intentionnés, plusieurs croient d’ailleurs encore que ce sont de bonnes friandises. Plusieurs aussi croiront qu’ils te font réellement une faveur, un cadeau. Ça n’est pas vraiment leur faute, aussi les comprendras-tu peut-être un jour.

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Corps et âmes - Anne D.

À l’attention de Mme France T.,
M.Ps., psychologue

Madame,

Suite à l’analyse détaillée des bandes vidéos enregistrées dans vos locaux à l’aide de nos instruments (réf. candidat Dany B., Expérience 40-4.NF) il appert que nos conclusions préliminaires furent erronées, ou plus précisément, incomplètes.

En effet, la bande produite à l’aide du second appareil révèle à la 4e seconde de la 27e minute (et durant seulement 3 secondes) que notre premier diagnostic fourni sur place est non seulement inexact, mais sous-entend un phénomène encore plus inhabituel.

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Quand Google embaume ce que le SMS tue

J’en ai déjà parlé autrefois, l’Internet est le paroxysme de la paresse. En fait, l’ordinateur en tant que tel est l’antre du paresseux typique.

Par exemple, dans le jeu World of Warcraft, on fait avancer son personnage avec la touche W. Aussi simple que ça. Vraiment? Croyez-moi, c’est très exigeant. Quand votre personnage “meurt” dans le jeu, vous êtes téléporté dans un cimetière, puis transformé en fantôme. Ensuite c’est là que vous devez “marcher” jusqu’à l’endroit où votre corps gît. Les kilomètres/heures ont beau avoir été remplacés par des pixels/secondes, c’est excessivement pénible de “parcourir” tout ce chemin. Aussi, quand on joue avec un ami qui a un pouvoir de résurrection (ça existe dans ce jeu), on tente l’impossible pour le convaincre de faire revivre notre personnage plutôt que de devoir parcourir tous ces pixels.

Tout ça… pour éviter d’appuyer sur la seule touche W pendant 10 ou 20 secondes. C’est à ce point, et c’est pathétique.

Mais je m’égare du sujet - là où je veux en venir, c’est que l’ordinateur (et le Web par extension) atrophie toute notion d’effort. J’inclus aussi les ordinateurs portatifs, donc les Blackberry et autres cellulaires. On parle de “surfer” sur le Web, mais rien n’est plus faux; la vérité est plutôt qu’on s’y laisse mollement “flotter”. De nos jours, taper sur un clavier -quel qu’il soit- est devenu encore plus chiant que de tondre la pelouse. Si nos ancêtres défricheurs nous voyaient…

Ainsi donc, c’est notre langue qui écope et qu’on charcute au nom de cette paresse. Si on pointe le SMS du doigt, on oublie trop souvent à mon avis l’impact de Google dans la décadence quotidienne du français.

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Quand la pub devient plus intimidante que l’intimidation

Je viens de visionner le film Ben X (dont vous pouvez lire ma critique plus détaillée sur le site que j’administre, cinéprofil.com si vous le souhaitez).

En cherchant quelques infos sur le web sur ce film, je tombe sur un forum qui discute de l’intimidation chez les adolescents. On y cite ces excellentes pubs disponibles sur YouTube. J’ai récemment déblatéré sur la pub dans ce billet, mais cette fois-ci, je lève mon chapeau à cette série d’excellentes publicités.

J’en insère une à même ce billet, mais je vous conseille aussi celle-ci et celle-là!

J’ADORE les chansons de cette campagne publicitaire, soit dit ne passant!

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Corps et âmes - Sergent-détective Primeau

En quinze années de carrière, il m’est arrivé seulement deux fois d’être chargé d’enquêter sur un homicide dont le suspect principal est une femme. De façon générale, l’homicide au féminin est perpétré dans la presque totalité des cas sous l’excuse de l’anomalie mentale. Ce fut d’ailleurs le cas pour ma part lors de ma première assignation.

La seconde, cependant, ne put se solder par un tel diagnostic… Pour tout vous dire, le cas de Nadine D. reste à ce jour un mystère.

L’agent Samson et moi furent les premiers arrivés sur les lieux du crime. La suspecte (qui avait elle-même composé le 911) était assise dans l’escalier du balcon et paraissait plutôt calme vu les circonstances. Il faut préciser habituellement que dans de tels cas, on assiste régulièrement à des crises d’hystérie, ou à tout le moins de larmoiement. La femme qui tue le fait généralement pour se défendre et prémédite donc rarement son crime. Contrairement à l’homme, les réactions sont donc souvent improvisées sous un état de choc.

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Le summum du rêve moche

J’ai le rêve banal. Mon imagination nocturne est si insipide que c’en est honteux.

Au matin, je ne me souviens généralement pas de mes rêves, et c’est une bonne chose. Car ils sont toujours très réalistes et… très ennuyeux. Je rêve comme on écoute télé-achat ou comme on lit des annonces classées.

Par exemple, il m’est arrivé de rêver que je déménageais un piano dans un grand manoir, d’un étage à l’autre. Pendant 3 heures. Même dans mon rêve, je commençais à m’ennuyer solidement.

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Corps et âmes - Guylaine R.

Le jour où le dernier candidat de l’étude quitta nos installations fut un jour particulier. Un jour dont l’ambiance était pesante et où, malgré tout le branle-bas causé par les scientifiques, peu de mots s’échangeaient et les regards étaient fuyants. En tant que réceptionniste, on ne me tenait pas nécessairement au courant de l’évolution particulière de chaque candidat, mais dans le cas de Dany B., le secret était amplifié. Encore aujourd’hui je ne connais pas la nature de la décision qui a mené à son expulsion. Car à l’opposé de tous les autres candidats, Dany B. ne décrocha jamais l’intercom et ce fut l’équipe qui décida de mettre un terme à son expérience après 48 jours.

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La vie est Marketing

Le domaine de la pub et du marketing m’a toujours dégouté. Vous allez peut-être trouver que j’exagère, mais à mon sens le marketing est la science admise du pickpocketting. C’est l’art de se faire passer pour l’ami du consommateur de face dans le seul but réel de lui soutirer son argent de dos.

La foutue campagne publicitaire de Bell (dont soit dit en passant, leur nouvelle trinité logo-site-slogan joue un peu trop à l’équilibriste sur le mince fil qui oscille entre la simplicité minimaliste et la paresse crasse) me gonfle. L’idée de départ, c’était de susciter un intérêt en placardant massivement sur les panneaux routiers, dans le métro (et partout ailleurs où ils pouvaient - et croyez-moi, ils peuvent à peu près partout) des portions de leur nouveau logo: le bas du “e”, le coin du “B”…

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